L’éducation positive, ce n’est pas « tout laisser passer », ni chercher à être un parent parfait. C’est une approche éducative qui vise à accompagner l’enfant avec bienveillance et respect, tout en gardant un cadre clair : des règles, des repères, et une vraie place pour les émotions.
Dans la vraie vie ? Ça ressemble à ça : au lieu de se battre contre l’enfant (rapport de force), on essaie de travailler avec lui (compréhension, communication, confiance). Et oui : ça marche aussi quand votre enfant a 2 ans et crie « NOOOON » au milieu du magasin.
Chez Today Is Sunday, on parle souvent de parentalité comme d’un chemin : on apprend, on teste, on ajuste. Cet article est là pour vous donner des conseils, des outils concrets et une méthode simple à appliquer au quotidien, sans culpabilisation et sans injonctions.
Les fondements de l’éducation positive
Qu’est-ce que l’éducation positive ?
Avant de parler méthode, il est essentiel de comprendre les principes de base de l’éducation positive : bienveillance, respect et cohérence. Commençons par la définition la plus simple : l’éducation positive est une manière d’éduquer qui prend en compte :
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les besoins de l’enfant (sécurité, attention, autonomie, lien)
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son développement (cerveau immature, émotions fortes)
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et la relation parents-enfant comme un lien à préserver (même pendant les tempêtes)
On parle aussi de parentalité positive ou éducation bienveillante : les termes changent, mais l’idée centrale reste la même : guider l’enfant en restant ferme sur le cadre… sans violence, sans humiliations, sans menaces permanentes.
Important : l’éducation positive n’est pas une absence de discipline. C’est une discipline différente :
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moins basée sur les punitions
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plus basée sur la coopération, les conséquences logiques et l’apprentissage
Beaucoup de psychologues en psychologie du développement rappellent que l’enfant n’agit pas « contre nous ». Il agit selon ce qu’il peut gérer à cet âge, avec ses compétences du moment (et parfois… très peu de compétences disponibles).
Attention : l’éducation positive ne signifie pas tout accepter. Sans limites bien définies, il existe un risque de confusion pour l’enfant… et d’épuisement pour les parents.
L’importance des émotions dans l’éducation
Un pilier de l’éducation positive, c’est l’importance donnée à ce que l’enfant ressent. Parce qu’un enfant n’a pas encore les mêmes ressources qu’un adulte pour :
Quand un enfant « fait une crise », il ne fait pas du cinéma : son système émotionnel déborde.
La vraie question devient : « Qu’est-ce que ce comportement essaie de dire ? »
Chez Today Is Sunday, on aime une phrase très simple à retenir :
« Derrière un comportement difficile, il y a souvent un besoin. »
Ça change tout. Pas parce qu’on excuse tout… mais parce qu’on comprend mieux, donc on répond mieux.
L’impact de l’éducation positive sur le développement de l’enfant
Amélioration des compétences sociales et émotionnelles
Quand on accompagne un enfant dans ses ressentis, il développe petit à petit des compétences fondamentales :
Et ça, c’est un trésor pour toute sa vie : école, relations, confiance en soi.
Par exemple :
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Un enfant à qui on dit « arrête de pleurer » apprend que ses réactions prennent trop d’espace.
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Un enfant à qui on dit « je vois que tu es triste, je suis là » apprend : je peux ressentir ET je peux être accompagné.
Résultat ? Moins de conflits qui s’installent dans la durée. Pas zéro (ça n’existe pas), mais des conflits mieux gérés.
Renforcement de la confiance et de l’estime de soi
La confiance ne tombe pas du ciel : elle se construit dans les micro-moments du quotidien.
Quand l’éducation positive est appliquée avec constance (et pas perfection), l’enfant reçoit un message très puissant :
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« Tu as le droit d’être toi »
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« Tu as le droit de te tromper »
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« Je t’aime même quand c’est difficile »
Et paradoxalement… ça rend l’enfant plus coopératif.
Parce que l’enfant qui se sent en sécurité n’a pas besoin de se défendre autant.
C’est là que l’éducation positive devient vraiment intéressante : elle nourrit un lien solide, et cette connexion devient une base pour l’autonomie.
Éducation positive : cadre, règles et discipline (sans confusion)
C’est LA partie manquante dans beaucoup d’articles et LA question que se posent les parents :
« Ok mais du coup… je fais comment pour poser un cadre ? »
Spoiler : l’éducation positive nécessite un encadrement. Même très fort. La différence : cet encadrement est posé avec respect.
Cadre ne veut pas dire « autoritarisme »
C’est un travail quotidien : on répète, on tient les limites, et on reste cohérent même quand c’est usant.
Ce sont des règles :
Ce qui fatigue les parents, ce n’est pas l’encadrement. C’est de le poser sans soutien, sans outil et avec la pression de « bien faire ».
Discipline : la boussole
La discipline en éducation positive, c’est apprendre :
Par exemple : « Je ne te laisse pas taper. » ; « Tu as le droit d’être en colère. » ; « Je suis là pour t’aider. »
C’est ferme. C’est clair. Et c’est apaisant.
Sanctions : la question sensible
Beaucoup de parents cherchent « éducation positive sans sanctions ». En réalité, le sujet n’est pas « punir ou ne pas punir », mais :
Qu’est-ce que l’enfant apprend ?
Une sanction humiliante apprend : peur, mensonge, rapport de force. Une conséquence logique apprend : responsabilité.
Exemple :
On ne cherche pas à faire payer. On cherche à faire comprendre.
Outils et stratégies pour une éducation positive réussie
Techniques de communication bienveillante
La communication est la base. Pas la communication « parfaite », mais celle qui est efficace.
1) L’écoute active
Au lieu de :
Tester :
Nommer le ressenti = déjà calmer le cerveau.
2) Dire ce que vous voulez (pas seulement ce que vous ne voulez pas)
Au lieu de :
Dire :
3) Règles courtes + répétition
L’enfant n’intègre pas une règle en 1 fois. Répéter, c’est normal. Ce n’est pas un échec.
Phrase Today Is Sunday :
« Ce n’est pas qu’il vous provoque. C’est qu’il apprend. »
4) Le « oui, mais »
Exemple :
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« Oui tu peux sauter, mais sur le tapis. »
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« Oui tu peux toucher, mais doucement. »
On donne un espace au besoin… et on garde la structure.
5) Quand ça déborde : co-régulation
Certains moments ne sont plus éducatifs. Ils sont juste émotionnels. Donc :
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vous rassurez
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vous calmez
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et vous reparlez après
Ce timing change tout.
Exemples d’activités éducatives positives
Parce qu’on ne va pas se mentir : les parents veulent du concret.
Activité 1 : la roue des émotions (version maison)
Vous créez avec l’enfant un petit support avec :
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content
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triste
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en colère
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fatigué
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jaloux
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inquiet
Chaque jour : « Tu te sens comment ? » C’est simple, c’est un concept fort, et ça développe la compréhension émotionnelle.
Activité 2 : les choix limités (anti-conflits)
Au lieu de :
Proposer :
Vous gardez les limites, l’enfant a une place.
Activité 3 : le panier retour au calme
Dans une boîte :
But : pas punir, mais aider à se recentrer.
Chez Today Is Sunday, on conseille d’éviter d’appeler ça “coin calme” si l’enfant l’associe à l’isolement. On préfère :
« l’endroit pour souffler »
Activité 4 : le jeu des solutions
Après un conflit :
Vous construisez le cerveau de demain : réflexion, autonomie, respect.
Conclusion : une approche réaliste, pas une parentalité parfaite
L’éducation positive, ce n’est pas une nouvelle mode. C’est une manière de remettre du sens dans l’éducation : comprendre les émotions, poser des limites claires, accompagner le développement, nourrir la confiance et le lien.
Mais surtout : c’est une méthode qui doit être vivable.
Chez Today Is Sunday, on refuse l’idée qu’il faudrait « tout gérer » sans jamais crier, sans jamais être fatigué, sans jamais être dépassé. L’important, c’est la relation. Et cette relation se construit aussi dans les moments imparfaits : quand on s’excuse, quand on répare, quand on recommence.
Dans une parentalité positive, l’enfant n’a pas la nécessité d’avoir des parents parfaits mais de figures stables, présentes et cohérentes.
Si vous deviez retenir une chose de cet article :
L’éducation positive, ce n’est pas être doux tout le temps. C’est être précis, respectueux, et humain.