Comprendre l’éducation positive : méthodes et avantages

07.04.2025
Maman souriante avec son bébé sur un canapé, moment de complicité illustrant l’éducation positive et la bienveillance.
Maman portant son enfant en écharpe, moment de tendresse illustrant l’éducation positive, l’écoute et la sécurité affective.
Maman jouant avec son bébé en le soulevant, scène illustrant l’éducation positive, le lien parent-enfant et la confiance.

L’éducation positive, ce n’est pas « tout laisser passer », ni chercher à être un parent parfait. C’est une approche éducative qui vise à accompagner l’enfant avec bienveillance et respect, tout en gardant un cadre clair : des règles, des repères, et une vraie place pour les émotions.

Dans la vraie vie ? Ça ressemble à ça : au lieu de se battre contre l’enfant (rapport de force), on essaie de travailler avec lui (compréhension, communication, confiance). Et oui : ça marche aussi quand votre enfant a 2 ans et crie « NOOOON » au milieu du magasin.

Chez Today Is Sunday, on parle souvent de parentalité comme d’un chemin : on apprend, on teste, on ajuste. Cet article est là pour vous donner des conseils, des outils concrets et une méthode simple à appliquer au quotidien, sans culpabilisation et sans injonctions.

Les fondements de l’éducation positive

Qu’est-ce que l’éducation positive ?

Avant de parler méthode, il est essentiel de comprendre les principes de base de l’éducation positive : bienveillance, respect et cohérence. Commençons par la définition la plus simple : l’éducation positive est une manière d’éduquer qui prend en compte :

  • les besoins de l’enfant (sécurité, attention, autonomie, lien)

  • son développement (cerveau immature, émotions fortes)

  • et la relation parents-enfant comme un lien à préserver (même pendant les tempêtes)

On parle aussi de parentalité positive ou éducation bienveillante : les termes changent, mais l’idée centrale reste la même : guider l’enfant en restant ferme sur le cadre… sans violence, sans humiliations, sans menaces permanentes.

Important : l’éducation positive n’est pas une absence de discipline. C’est une discipline différente :

  • moins basée sur les punitions

  • plus basée sur la coopération, les conséquences logiques et l’apprentissage

Beaucoup de psychologues en psychologie du développement rappellent que l’enfant n’agit pas « contre nous ». Il agit selon ce qu’il peut gérer à cet âge, avec ses compétences du moment (et parfois… très peu de compétences disponibles).

Attention : l’éducation positive ne signifie pas tout accepter. Sans limites bien définies, il existe un risque de confusion pour l’enfant… et d’épuisement pour les parents.

L’importance des émotions dans l’éducation

Un pilier de l’éducation positive, c’est l’importance donnée à ce que l’enfant ressent. Parce qu’un enfant n’a pas encore les mêmes ressources qu’un adulte pour :

  • gérer la frustration

  • attendre

  • se calmer seul

  • exprimer ce qu’il ressent sans passer par le corps (cris, coups, fuite, opposition)

Quand un enfant « fait une crise », il ne fait pas du cinéma : son système émotionnel déborde.

La vraie question devient : « Qu’est-ce que ce comportement essaie de dire ? »

  • fatigue ?

  • faim ?

  • surcharge ?

  • demande d’attention ?

  • besoin d’autonomie ?

  • nécessité de consignes plus précises ?

Chez Today Is Sunday, on aime une phrase très simple à retenir :

« Derrière un comportement difficile, il y a souvent un besoin. »

Ça change tout. Pas parce qu’on excuse tout… mais parce qu’on comprend mieux, donc on répond mieux.

L’impact de l’éducation positive sur le développement de l’enfant

Amélioration des compétences sociales et émotionnelles

Quand on accompagne un enfant dans ses ressentis, il développe petit à petit des compétences fondamentales :

  • reconnaître ce qu’il ressent

  • exprimer un sentiment autrement que par la crise

  • demander de l’aide

  • réparer après un conflit

Et ça, c’est un trésor pour toute sa vie : école, relations, confiance en soi.

Par exemple :

  • Un enfant à qui on dit « arrête de pleurer » apprend que ses réactions prennent trop d’espace.

  • Un enfant à qui on dit « je vois que tu es triste, je suis là » apprend : je peux ressentir ET je peux être accompagné.

Résultat ? Moins de conflits qui s’installent dans la durée. Pas zéro (ça n’existe pas), mais des conflits mieux gérés.

Renforcement de la confiance et de l’estime de soi

La confiance ne tombe pas du ciel : elle se construit dans les micro-moments du quotidien.

Quand l’éducation positive est appliquée avec constance (et pas perfection), l’enfant reçoit un message très puissant :

  • « Tu as le droit d’être toi »

  • « Tu as le droit de te tromper »

  • « Je t’aime même quand c’est difficile »

Et paradoxalement… ça rend l’enfant plus coopératif.

Parce que l’enfant qui se sent en sécurité n’a pas besoin de se défendre autant.

C’est là que l’éducation positive devient vraiment intéressante : elle nourrit un lien solide, et cette connexion devient une base pour l’autonomie.

Éducation positive : cadre, règles et discipline (sans confusion)

C’est LA partie manquante dans beaucoup d’articles et LA question que se posent les parents :

« Ok mais du coup… je fais comment pour poser un cadre ? »

Spoiler : l’éducation positive nécessite un encadrement. Même très fort. La différence : cet encadrement est posé avec respect.

Cadre ne veut pas dire « autoritarisme »

C’est un travail quotidien : on répète, on tient les limites, et on reste cohérent même quand c’est usant.

Ce sont des règles :

  • précises

  • cohérentes

  • adaptées à l’âge (très important selon les ans)

  • répétées calmement (oui, 1000 fois)

Ce qui fatigue les parents, ce n’est pas l’encadrement. C’est de le poser sans soutien, sans outil et avec la pression de « bien faire ».

Discipline : la boussole

La discipline en éducation positive, c’est apprendre :

  • ce qui est ok / pas ok

  • comment réparer

  • comment gérer l’impulsivité

Par exemple : « Je ne te laisse pas taper. » ; « Tu as le droit d’être en colère. » ; « Je suis là pour t’aider. »

C’est ferme. C’est clair. Et c’est apaisant.

Sanctions : la question sensible

Beaucoup de parents cherchent « éducation positive sans sanctions ». En réalité, le sujet n’est pas « punir ou ne pas punir », mais :

Qu’est-ce que l’enfant apprend ?

Une sanction humiliante apprend : peur, mensonge, rapport de force. Une conséquence logique apprend : responsabilité.

Exemple :

  • Il jette son verre volontairement → il aide à nettoyer (avec vous).

  • Il dessine sur le mur → il participe à enlever (à sa mesure).

On ne cherche pas à faire payer. On cherche à faire comprendre.

Outils et stratégies pour une éducation positive réussie

Techniques de communication bienveillante

La communication est la base. Pas la communication « parfaite », mais celle qui est efficace.

1) L’écoute active

Au lieu de :

  • « Arrête, c’est rien. »

Tester :

  • « Tu aurais voulu… »

  • « Tu es déçu parce que… »

Nommer le ressenti = déjà calmer le cerveau.

2) Dire ce que vous voulez (pas seulement ce que vous ne voulez pas)

Au lieu de :

  • « Ne cours pas ! »

Dire :

  • « Tu marches ici. » Simple, précis, consignes claires = mieux compris.

3) Règles courtes + répétition

L’enfant n’intègre pas une règle en 1 fois. Répéter, c’est normal. Ce n’est pas un échec.

Phrase Today Is Sunday :

« Ce n’est pas qu’il vous provoque. C’est qu’il apprend. »

4) Le « oui, mais »

Exemple :

  • « Oui tu peux sauter, mais sur le tapis. »

  • « Oui tu peux toucher, mais doucement. »

On donne un espace au besoin… et on garde la structure.

5) Quand ça déborde : co-régulation

Certains moments ne sont plus éducatifs. Ils sont juste émotionnels. Donc :

  • vous rassurez

  • vous calmez

  • et vous reparlez après

Ce timing change tout.

Exemples d’activités éducatives positives

Parce qu’on ne va pas se mentir : les parents veulent du concret.

Activité 1 : la roue des émotions (version maison)

Vous créez avec l’enfant un petit support avec :

  • content

  • triste

  • en colère

  • fatigué

  • jaloux

  • inquiet

Chaque jour : « Tu te sens comment ? » C’est simple, c’est un concept fort, et ça développe la compréhension émotionnelle.

Activité 2 : les choix limités (anti-conflits)

Au lieu de :

  • « Mets tes chaussures ! »

Proposer :

  • « Tu veux les rouges ou les bleues ? »

Vous gardez les limites, l’enfant a une place.

Activité 3 : le panier retour au calme

Dans une boîte :

  • un livre

  • une balle anti-stress

  • une peluche

  • une bouteille sensorielle

But : pas punir, mais aider à se recentrer.

Chez Today Is Sunday, on conseille d’éviter d’appeler ça “coin calme” si l’enfant l’associe à l’isolement. On préfère :

« l’endroit pour souffler »

Activité 4 : le jeu des solutions

Après un conflit :

  • « La prochaine fois, tu peux faire quoi à la place ? »

Vous construisez le cerveau de demain : réflexion, autonomie, respect.

Conclusion : une approche réaliste, pas une parentalité parfaite

L’éducation positive, ce n’est pas une nouvelle mode. C’est une manière de remettre du sens dans l’éducation : comprendre les émotions, poser des limites claires, accompagner le développement, nourrir la confiance et le lien.

Mais surtout : c’est une méthode qui doit être vivable.

Chez Today Is Sunday, on refuse l’idée qu’il faudrait « tout gérer » sans jamais crier, sans jamais être fatigué, sans jamais être dépassé. L’important, c’est la relation. Et cette relation se construit aussi dans les moments imparfaits : quand on s’excuse, quand on répare, quand on recommence.

Dans une parentalité positive, l’enfant n’a pas la nécessité d’avoir des parents parfaits mais de figures stables, présentes et cohérentes.

Si vous deviez retenir une chose de cet article :

L’éducation positive, ce n’est pas être doux tout le temps. C’est être précis, respectueux, et humain.

FAQ – Éducation positive

  • L’éducation positive est une approche éducative basée sur la bienveillance, le respect et la compréhension des émotions de l’enfant. Elle vise à accompagner les comportements avec un cadre clair, sans violence ni humiliations, en privilégiant la communication et les règles cohérentes. L’objectif n’est pas d’avoir un enfant « sage », mais un enfant qui se développe avec confiance, sécurité affective et compétences sociales.

  • Il n’existe pas une seule version officielle, mais en parentalité positive on retrouve très souvent 4 piliers essentiels :

    1. -La bienveillance : accueillir l’enfant avec empathie, sans minimiser ses ressentis.

    2. -Le cadre : poser des règles claires et stables qui rassurent (sans laxisme).

    3. -La communication : expliquer, écouter, mettre des mots sur les émotions et les besoins.

    4. -La cohérence : répéter, tenir les limites, être constant dans ses réponses (même quand c’est difficile).

    Ces piliers fonctionnent ensemble : sans cadre, c’est flou ; sans bienveillance, c’est dur ; sans cohérence, l’enfant se perd.

  • L’éducation positive peut montrer ses limites quand elle est mal comprise ou appliquée de façon trop « parfaite ». Les principales limites sont :

    • -Confondre bienveillance et absence de règles : cela crée un risque de confusion pour l’enfant.

    • -Culpabiliser les parents : certains contenus la présentent comme une méthode magique, alors que la réalité est plus nuancée.

    • -Oublier les besoins des parents : un parent épuisé a aussi besoin de soutien, de pauses et de relais.

    • -Tout expliquer en permanence : parfois l’enfant a surtout besoin d’un cadre simple et répétitif, pas d’un long discours.

    En résumé : l’éducation positive est utile, mais elle doit rester vivable et réaliste.

  • Il n’y a pas d’âge universel, mais beaucoup de parents trouvent que la période entre 18 mois et 4 ans est la plus intense : c’est l’âge des grandes émotions, de la frustration et des oppositions (« non ! »).

    Autour de 2-3 ans, l’enfant veut faire seul, mais n’a pas encore toutes les compétences pour y arriver : cela génère beaucoup de conflits… et c’est normal.
    Et plus tard, certains parents trouvent aussi que l’entrée dans la préadolescence (10-12 ans) est un nouveau défi, car les règles se négocient davantage et la relation évolue.

  • L’éducation positive n’a pas été « inventée » par une seule personne : c’est un concept qui s’appuie sur plusieurs courants de la psychologie et des sciences de l’éducation.

    Elle a notamment été influencée par :

    • -les travaux d’Alfred Adler et Rudolf Dreikurs (éducation respectueuse),

    • -la communication non violente (Marshall Rosenberg),

    • -les apports en neurosciences et psychologie du développement (attachement, gestion des émotions…).

    Le terme « éducation positive » est surtout devenu populaire grâce à des auteurs et spécialistes de la parentalité qui ont rendu ces principes accessibles aux familles.

  • Non, l’éducation positive ne cherche pas à mettre l’enfant au centre de tout. Elle cherche surtout à comprendre ses besoins et ses émotions, tout en maintenant un cadre clair.
    Le risque « enfant roi » apparaît surtout quand on confond bienveillance et absence de limites : si l’enfant n’a pas de règles stables, il peut se sentir perdu… et tester encore plus.
    En réalité, l’éducation positive fonctionne justement quand les parents restent des figures solides : présentes, cohérentes, capables de dire non avec calme.

  • Les deux termes sont très proches, et beaucoup de parents les utilisent comme des synonymes.

    • -L’éducation bienveillante met l’accent sur le respect, l’écoute et la douceur dans la relation.

    • -L’éducation positive englobe la même idée, mais insiste davantage sur les outils éducatifs : communication, gestion des conflits, discipline sans violence, et développement des compétences émotionnelles.

    En résumé : l’éducation bienveillante décrit surtout une posture, tandis que l’éducation positive ressemble plus à une approche avec des principes et une méthode.

  • En éducation positive, l’objectif n’est pas de « punir », mais de faire apprendre. On évite les sanctions humiliantes ou disproportionnées (privation d’amour, cris, menaces…), car elles créent surtout de la peur ou de l’opposition.

    On privilégie plutôt :

    • -des conséquences logiques (liées à l’action)

    • -la réparation (apprendre à corriger)

    • -le rappel du cadre avec des règles claires

    Exemples :

    • L’enfant renverse volontairement son verre → il aide à essuyer (avec vous).

    • Il jette un jouet → le jouet est mis de côté un moment, puis on explique et on réessaie.

    L’idée clé : on ne cherche pas à « faire payer », on cherche à faire comprendre, tout en protégeant la relation parent-enfant.

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